Mon avenir dans Chaudière-Appalaches Depuis ma tendre enfance, je caressais un rêve : celui de devenir ébéniste, tout comme mon père. Lorsque j’ai participé au programme des Jeunes Entreprises du Québec Métropolitain avec l’école secondaire de Saint-Damien, je me suis senti dans mon élément. J’avais apporté une idée de produit à fabriquer que j’ai par la suite améliorée. J’étais alors devenu vice-président à la production. Tout au long de cette aventure, la passion de l’entrepreneuriat a fleuri en moi, ce qui m’a mené, à la fin de ce projet, à l’obtention du titre de vice-président à la production de l’année et à être finaliste comme entrepreneur de l’année. C’est vraiment de là que part la graine qui a fait germer l’idée de devenir entrepreneur. La fin du secondaire est arrivée, et j’ai décidé d’aller étudier au Centre de formation professionnelle de Neufchâtel, en ébénisterie. J’y ai appris énormément de choses qui me permettent maintenant de faire mon travail avec les bonnes techniques. À la fin de mes deux années de formation professionnelle, j’ai suivi un cours et obtenu une attestation de spécialisation professionnelle en lancement d’entreprise qui m’a permis, par la suite, de démarrer mon entreprise du bon pied. Lorsqu’est venu le temps de choisir l’emplacement de mon atelier, je n’ai eu aucun dilemme : Saint-Nérée dans la MRC de Bellechasse. Premièrement, mon père, ayant déjà eu une entreprise d’ébénisterie, possédait l’équipement nécessaire au bon déroulement des travaux. La bâtisse étant déjà existante à Saint-Nérée, tout a été simple. Je suis fier d’être dans Bellechasse, car il y a beaucoup de petites entreprises qui réussissent à « vivre », malgré le fait que la population n’est pas aussi dense que celle des grandes villes, ce qui fait d’elles des entreprises très respectables. Le fait d’habiter dans Bellechasse m’a rendu ce choix encore plus facile, car pour les entrepreneurs de la région, il y a beaucoup d’appui, et ce, à tous les niveaux possibles. Le fait d’être mon propre patron me permet de diversifier les choses que je peux faire, comparativement à un travailleur qui exerce dans une entreprise et fait un travail disons « à la chaîne ». C’est moi qui gère et qui décide des contrats que je prends en charge, et je suis libre d’arranger mon horaire comme bon me semble, ce qui est vraiment utile lorsqu’un imprévu se pointe. Ce que j’aime le plus de mon métier est de voir le résultat concret de ce que je fais, tant du côté de la fabrication que du côté de l’installation. Ensuite, être en contact avec les gens et voir leur satisfaction font mon plus grand bonheur. Je me donne à 100 % dans mon travail, donc rendre les gens heureux avec mes produits me fait savoir que toute l’énergie et tout le temps que j'investis pour eux en valent la peine. Bref, être entrepreneur dans Bellechasse n’a que de bons côtés, car je sais qu’il va y avoir beaucoup d'expansion au niveau entrepreneurial dans les prochaines années. Voici la version intégrale de cet article (PDF) CONSULTEZ LES ARCHIVES DE CETTE SECTION : Après la ville, la campagne par Marylise Goyette Il fait bon vivre en région par Marie-Christine Lemieux |